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État des lieux d’entrée : modèle gratuit et fiable

État des lieux d’entrée : modèle gratuit et fiable

26 mars 2026

5 minutes

Un état des lieux d’entrée peut sembler secondaire au moment de récupérer les clés, alors qu’il conditionne en grande partie la suite de la location. C’est LE document qui fixe noir sur blanc l’état du logement, des équipements et, le cas échéant, du mobilier remis au locataire. Lorsqu’il est trop rapide, incomplet ou imprécis, les désaccords apparaissent souvent à la sortie. À l’inverse, un modèle bien structuré permet d’aller droit au but, de vérifier les bons points et de formaliser chaque détail utile sans rien laisser dans le flou. Chez Beanstock on vous propose un état des lieux gratuit !

Les points à vérifier à l’entrée dans le logement

Les murs, sols et plafonds

C’est souvent là que se jouent les premiers désaccords. Un mur “en bon état” ne dit presque rien, alors qu’une mention comme “traces noires près du radiateur”, “petit éclat en bas de cloison” ou “rayures visibles sur parquet dans l’angle du séjour” permet de figer une situation précise. L’état des lieux d’entrée doit justement décrire avec précision le logement et constater son état de conservation, pièce par pièce.

Dans les faits, il faut regarder les revêtements avec méthode : peinture, papier peint, carrelage, parquet, plinthes, plafond, joints visibles et éventuelles traces d’humidité. Ce niveau de détail n’est pas excessif. Le décret de 2016 prévoit que l’état des lieux porte sur l’ensemble des locaux et équipements d’usage privatif mentionnés au bail, ce qui inclut une description précise de chaque partie du logement.

Les portes, fenêtres et serrures

Une porte qui ferme mal, une fenêtre qui accroche ou une serrure dure à tourner peuvent sembler secondaires le jour de l’entrée. Pourtant, ce sont des points à noter immédiatement, car ils touchent à l’usage normal du logement. Il est utile de vérifier l’ouverture, la fermeture, l’état des poignées, des gonds, des vitrages, des volets et des systèmes de verrouillage. L’état des lieux peut être complété par des observations ou des réserves, ce qui permet de signaler ce type d’anomalie sans attendre.

Concrètement, il faut éviter les formulations trop larges. “Fenêtre chambre correcte” protège mal, alors que “fenêtre chambre ouvre correctement, poignée desserrée, joint usé côté bas” devient exploitable en cas de comparaison à la sortie. C’est exactement l’objectif de l’état des lieux : protéger bailleur et locataire en comparant l’état du logement et de ses équipements entre l’entrée et la sortie.

Les compteurs, équipements et meubles

Les relevés de compteurs sont indispensables dès l’entrée. Le texte réglementaire prévoit expressément la mention des compteurs individuels de consommation d’eau ou d’énergie lorsqu’ils existent. Il faut donc relever les index visibles au moment de la remise des clés, sans remettre cette vérification à plus tard.

Il faut aussi contrôler les équipements présents dans le logement : plaques, four, hotte, chauffe-eau, radiateurs, robinets, prises, interrupteurs, VMC ou encore détecteur de fumée si son état apparent peut être constaté. Le document doit décrire le logement et les équipements qu’il comporte, pas seulement l’aspect général des pièces. C’est particulièrement important quand un appareil fonctionne partiellement, présente une usure visible ou manque d’accessoires.

Dans un logement meublé, la vigilance doit être encore plus forte. Le propriétaire doit remettre un inventaire et un état détaillé du mobilier, en plus de l’état des lieux d’entrée. Autrement dit, un canapé taché, une chaise instable, une table rayée ou un matelas déjà affaissé doivent être décrits clairement dès le départ, faute de quoi la comparaison finale devient beaucoup plus floue.

Les clés, badges et accessoires remis

Ce point est souvent traité trop vite, alors qu’il est formellement prévu dans le contenu minimal du document. L’état des lieux doit mentionner les clés ou tout autre moyen d’accès aux locaux à usage privatif ou commun. Cela comprend, selon les cas, les clés d’entrée, de boîte aux lettres, de cave, de local vélo, les badges d’immeuble, les télécommandes de portail ou les passes d’accès spécifiques.

Le bon réflexe consiste à noter le nombre exact d’éléments remis, et non à écrire une formule vague. “Clés remises” est insuffisant. “2 clés porte palière, 1 clé boîte aux lettres, 1 badge hall, 1 télécommande parking” est bien plus sûr. En pratique, cette précision évite les discussions au moment du départ et sécurise la restitution complète des accès fournis au locataire.

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Comment remplir un état des lieux d’entrée sans oubli

Noter les anomalies avec précision

Un état des lieux d’entrée utile ne repose pas sur des appréciations floues. Écrire “bon état”, “correct” ou “usage normal” sur toute une pièce protège mal, parce que ces formules ne décrivent ni l’emplacement du défaut, ni sa nature, ni son importance. Le document doit au contraire décrire avec précision le logement, ses équipements et leur état de conservation. C’est cette précision qui permet ensuite une vraie comparaison avec l’état des lieux de sortie.

Concrètement, il faut nommer l’élément concerné, localiser le défaut et qualifier ce qui est visible. Une mention comme “mur chambre : deux trous rebouchés au-dessus de la prise, peinture jaunie près de la fenêtre” est beaucoup plus solide que “mur en état moyen”. Même logique pour un sol rayé, un joint noirci, une poignée branlante ou une façade de meuble ébréchée. Dans les faits, plus la formulation est descriptive, moins elle laisse de place à l’interprétation au moment du départ.

Il faut aussi penser aux réserves immédiates. Le Service public rappelle que le locataire peut ajouter des précisions au moment de l’état des lieux, par exemple si les compteurs d’eau, de gaz ou d’électricité ne sont pas branchés. Ce type de réserve est précieux, car il explique pourquoi certains contrôles n’ont pas pu être réalisés le jour de l’entrée.

Ajouter des photos datées

Les photos ne remplacent pas la rédaction, mais elles renforcent nettement la valeur du constat quand elles illustrent un défaut visible. Le cadre réglementaire prévoit d’ailleurs que la description de chaque pièce et partie du logement peut être illustrée d’images. Autrement dit, des photos propres, lisibles et prises dans un bon éclairage ont toute leur place dans un état des lieux d’entrée sérieux.

Dans la pratique, il vaut mieux photographier les anomalies nettes plutôt que multiplier les clichés inutiles. Une trace d’humidité, un impact sur une porte, une fissure localisée, un angle de mur abîmé ou un meuble taché doivent apparaître de façon identifiable. L’idéal est d’avoir à la fois une vue d’ensemble pour situer la zone et une vue rapprochée pour montrer le défaut. Ce duo fonctionne bien, car il évite qu’une photo soit contestée au motif qu’on ne sait pas où elle a été prise.

La date compte aussi. Même si les textes n’imposent pas une formule unique de datation photo, conserver des fichiers horodatés et cohérents avec la date d’établissement du document renforce la crédibilité de l’ensemble. Et si un défaut n’apparaît qu’après quelques jours, le locataire dispose de 10 jours pour demander un complément d’état des lieux, ainsi que du premier mois de chauffe pour les éléments de chauffage. Cela permet de compléter utilement un dossier photo lorsque certains problèmes ne se révèlent pas immédiatement.

Rédiger de façon claire

La qualité d’un état des lieux tient souvent à la clarté de sa rédaction. Le document doit pouvoir être relu plusieurs mois plus tard sans ambiguïté, parfois dans un contexte tendu. Il vaut donc mieux employer des termes simples, précis et concrets, plutôt que des phrases longues ou des commentaires trop subjectifs. L’objectif n’est pas de rédiger un texte juridique, mais de constater un état matériel de manière compréhensible pour les deux parties.

Une bonne rédaction suit en général une logique stable : élément observé, état constaté, détail utile si besoin. Par exemple : “porte d’entrée : ferme correctement, serrure fonctionnelle, peinture intérieure écaillée en partie basse”. Ce type de formulation va droit au but et limite les oublis. À l’inverse, une remarque comme “porte correcte malgré quelques défauts” reste trop vague pour être vraiment opposable en cas de désaccord.

Enfin, il ne faut pas signer trop vite un document incomplet. Si un point n’a pas pu être vérifié, mieux vaut l’indiquer clairement. Et en cas de refus de compléter un état des lieux manifestement insuffisant, l’ANIL rappelle qu’un recours devant la commission départementale de conciliation peut être envisagé. Ce n’est pas le premier réflexe à avoir, mais savoir que ce recours existe pousse souvent à rédiger un document plus sérieux dès le départ.

Les mentions indispensables pour éviter les litiges

Les informations du logement

Un état des lieux d’entrée solide commence par les mentions d’identification. Le décret fixe un contenu minimal précis : type d’état des lieux, date d’établissement, localisation du logement, identité des parties, et, s’il y a lieu, identité des personnes mandatées pour réaliser le document. Ces éléments paraissent administratifs, pourtant ce sont eux qui rattachent clairement le constat au bon logement, au bon bail et aux bonnes personnes.

Il faut ensuite que la description du bien soit exploitable, avec le détail des pièces, des parties privatives concernées et de l’état de conservation constaté. En pratique, plus l’identification est nette dès le départ, moins il y a de place pour contester la portée du document plusieurs mois plus tard.

Les réserves utiles

Les réserves sont souvent ce qui protège le mieux les deux parties quand tout ne peut pas être vérifié immédiatement. Le texte prévoit notamment la mention des relevés des compteurs individuels d’eau ou d’énergie, ainsi que la possibilité d’ajouter des observations au moment de l’entrée. C’est utile, par exemple, si un compteur n’est pas accessible, si un équipement ne peut pas être testé sur le moment ou si un défaut apparaît seulement après les premiers jours d’occupation.

Il faut aussi savoir que le locataire peut demander à compléter l’état des lieux dans les 10 jours calendaires suivant son établissement, et pendant le premier mois de chauffe pour les équipements de chauffage. Cette marge est précieuse, car certains problèmes ne se révèlent ni au premier regard ni le jour exact de la remise des clés.

Les signatures et exemplaires

Un état des lieux d’entrée n’a de vraie valeur pratique que s’il est daté, signé et remis à chacun. Le document doit être établi contradictoirement, sur papier ou sous forme électronique, puis remis au bailleur et au locataire au moment de sa signature. Cette remise immédiate est importante, car elle évite les versions incomplètes ou modifiées après coup.

Il faut enfin penser aux annexes et documents liés. Dans une location meublée, l’inventaire et l’état détaillé du mobilier doivent accompagner le dossier remis au locataire. Et lorsqu’il y a remise de clés, badges ou autres moyens d’accès, leur nombre doit apparaître clairement dans l’état des lieux. C’est un détail en apparence, mais il pèse souvent lourd au moment de la restitution du logement.

Ce qu'il faut retenir

En matière locative, un état des lieux d’entrée efficace ne repose ni sur un document compliqué ni sur des formulations vagues, mais sur une méthode simple : partir d’un modèle fiable, vérifier chaque pièce avec rigueur, décrire précisément les défauts visibles, ajouter des photos utiles et ne jamais négliger les relevés, les réserves et les moyens d’accès remis. C’est ce niveau de précision qui permet de comparer réellement l’entrée et la sortie du logement, de limiter les contestations et de protéger à la fois le bailleur et le locataire. Avec notre modèle gratuit, l’objectif est justement de rendre cette étape plus claire, plus complète et beaucoup plus sûre au moment où tout se joue.